Biologie & informatique : mariage heureux

Inmagazine 21

Juin / Juillet 2021

Portraits

4 juin 2021

Mickael Lardet

Sous l’égide d’Université Côte d’Azur et du CNRS, Melpomeni Dimopoulou, 29 ans, Docteur en ingénierie informatique d’origine grecque, travaille au sein du laboratoire I3S sur des sujets passionnants ayant trait à la biologie et à l’informatique, ouvrant un extraordinaire champ de possibilités, comme celle du stockage de données numériques… dans de l’ADN synthétique.

Arrivée en France en 2016, Melpomeni Dimopoulou s’engage dans un Master anglophone de Computational Biology and Biomedicine. « J’ai toujours été passionnée par la biologie et je voulais la combiner avec l’informatique ». Sophia Antipolis est une région attirante pour ces disciplines. « J’ai suivi mon stage au laboratoire I3S (Informatique, Signaux & Systèmes de Sophia Antipolis), en collaboration avec l’équipe de Media coding, sous la direction de Marc Antonini, directeur de recherches au laboratoire I3S / Université Côte d’Azur / CNRS ». On lui propose de rester pour une thèse de Doctorat, soutenue en décembre 2020. Elle travaille dans le cadre du projet Oligo Archive, financé à hauteur de 3M€ dans le cadre de l’EIC (European Innovation Council). En 2019, Melpomeni remporte la première place régionale de « Ma Thèse en 180 secondes », un concours de vulgarisation scientifique. La jeune surdouée s’était déjà distinguée en proposant le meilleur article lors de la conférence nationale Coresa 2018 puis à la conférence internationale EUSIPCO en 2019. En 2020, elle décroche le financement « Jeune Docteur Innovant Région Sud ».

Son domaine de prédilection ? « Mon rêve était de combiner l’ADN avec le traitement du signal et de l’image ». Des études montrent que l’ADN, qui « stocke » déjà les informations de la vie, serait un excellent support pour accueillir les données numériques. L’enjeu est de taille : les data center sont gourmands en espace et en énergie, la data se développe de manière exponentielle et les données numériques stockées auraient une durée de vie n’excédant pas… 20 ans. « En comparaison, on peut toujours décoder, sans erreur, l’ADN d’un mammouth de 40.000 ans ! » sourit Melpomeni.

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