MÉDECIN GÉNÉRALISTE – Prendre soin de la santé publique

Inmagazine 21

Juin / Juillet 2021

Portraits

2 juin 2021

Mickael Lardet

Véronique Cendras, médecin généraliste à Valbonne, a toujours œuvré pour sa commune, où cette parisienne s’est installée comme médecin généraliste en 1991. Aujourd’hui, elle vaccine, en lien avec la municipalité, afin de participer à cet effort collectif de santé publique indispensable pour les administrés.

Véronique Cendras a un parcours pour le moins atypique… et une franchise à toute épreuve : « Mis à part en maths et en physique, les deux matières qui me sauvaient, j’étais absolument nulle à l’école ! » commente-t-elle à l’évocation de ses jeunes années. Une seule lubie l’anime dès son plus jeune âge : « La recherche. Pour trouver quoi ? Allez savoir… » sourit elle. « J’avais l’esprit curieux, j’aimais inventer. La pensée, la neurobiologie, tout cela me fascinait ».

Piste aux étoiles

De ses années parisiennes, la future Dr Cendras gardera des étoiles plein les yeux : surtout en se prenant de passion pour le cirque, l’autre révélation qui illuminera la vie de la jeune femme. Elle devient trapéziste, organise le Gala de Médecine au Cirque, fréquente le tout-Paris du spectacle et trouve l’amour en la personne d’un directeur… de cirque, évidemment !

Et c’est en effectuant des remplacements comme médecin à la Colle-sur-Loup qu’elle découvrira les attraits de la Côte d’Azur : « Imaginez-vous, j’adorais Paris, mais là, c’est le soleil, la montagne… le téléphone sans fi l au bord de la piscine : whaou ! » Et c’est un peu par hasard, sur les conseils d’une galeriste un peu fantasque qu’elle prend en affection, qu’elle s’installera à Valbonne en 1991 : « Elle m’avait dit : installez-vous à Sophia. Pourquoi ? mais parce que vous êtes jeune. Tous les jeunes sont à Sophia ! »

Dynamique de groupe

Véronique Cendras est une femme d’engagement. « Je prends beaucoup d’initiatives. J’impulse, j’aime fédérer, mais j’ai besoin d’encadrement ». Conseillère municipale en 1994 auprès de Michel Rolland, elle sera notamment à l’origine du Centre médical de Garbejaire, un projet unique à l’époque pour lequel elle fédère les bonnes volontés et de nombreux praticiens désireux de s’installer dans la technopole. Et sa médecine ? « Elle est vieillote ! Non, je dis ça parce que j’ai 60 ans (!) mais plus sérieusement, j’aime raconter des « histoires ». Certains patients ont besoin de comprendre l’histoire qui se cache derrière leurs maux. Quand on comprend pourquoi on a mal, on va tout de suite un peu mieux ». Son diagnostic, loin d’être facétieux, elle le livre aussi dans les camps de migrants du département : « Je suis peut-être le seul médecin des Alpes-Maritimes à me rendre sur place ! ». Et sa curiosité, qui ne la quitte jamais, lui fait participer à des groupes de travail sur l’addictologie, quand elle ne se penche pas sur le sujet de la santé mentale auprès des services sociaux de la municipalité : « je retrouve cette dynamique du travail de groupe, qui me manque en médecine générale ». Aujourd’hui, son engagement, elle le vit en participant à la campagne de vaccination impulsée par l’ARS et le CPTS et pilotée par la municipalité de Valbonne, avec toute la force du collectif.

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