MÉDECIN GÉNÉRALISTE – Toujours apprendre de l’autre

Inmagazine 21

Juin / Juillet 2021

Portraits

2 juin 2021

Mickael Lardet

En première ligne face à la crise, les médecins participent aux grandes campagnes de vaccination qui doivent permettre de nous prémunir face à la contamination. C’est le cas du Dr Karine Sartore, installée à Valbonne depuis 2016 et qui donne de son temps en lien avec la ville pour accélérer sur ce projet de santé publique.

J’ai toujours eu la vocation… ! » Si très tôt, elle veut tantôt devenir kiné ou pharmacienne, Karine Sartore est fascinée en classe de 4e par le cours sur la reproduction et l’accouchement : c’est décidé, elle fera gynéco-obstétrique ! « Finalement, c’est vraiment au fi l de mes études, à la Pitié Salpetrière, que je me suis trouvée », sourit-elle. Et qu’elle s’orientera vers la médecine générale.

Son parcours, de Paris à Valbonne en passant par Noisy-le-Roi où elle installera son premier cabinet de consultation, est ponctué d’expériences d’apprentissage enrichissantes, qui ont fait évoluer sa pratique. Orientée vers la médecine interne et la rhumatologie, elle s’intéresse particulièrement à la prise en charge du patient dans sa globalité.

A Noisy le Roi, Karine s’investit dans le réseau de prise en charge des enfants obèses tout en continuant de s’intéresser à la psychiatrie. « En médecine générale, nous avons besoin de comprendre le psychisme du patient. C’est une grande partie de notre activité ».

Apprendre, tout au long de la vie

Et qu’apprend-t-elle ? « Qu’il y a par exemple des crises existentielles au cours de la vie et que nous pouvons les accompagner à des moments-clés. Et pas qu’à 40 ans : il y a aussi une crise de la trentaine chez beaucoup de monde, une autre de la soixante dizaine, avec les questions liées au vieillissement et au grand âge… ». Des enseignements et des expériences qui lui permettent d’accompagner différemment ses patients. Son mari ingénieur étant muté dans la région en 2016, elle arrive à Valbonne en débutant dans un cabinet peu fréquenté. « Mes confrères ont joué le jeu en m’envoyant leurs patients. Cela m’a donné l’opportunité de repenser un peu ma pratique et me former à la micronutrition, la phytothérapie et l’homéopathie ». Mais c’est aussi l’engagement qui a toujours rythmé la vie professionnelle de Karine Sartore. Ainsi, lorsque l’ARS (Agence Régionale de Santé) charge de mission les CPTS (association de soignants qui s’engagent à travailler sur des projets de santé publique pour un territoire) de la mise en place de la vaccination, elle fait partie des volontaires. « La mairie de Valbonne nous donne des moyens humains sur l’administratif, nous travaillons en très bonne complémentarité ».

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