BAYLIBRE – Mieux optimiser la dépense d’énergie des microprocesseurs

Inantipolis 11

Octobre / Novembre 2019

INtelligence & INnovation

16 octobre 2019

Mickael Lardet

Baylibre, spécialiste du logiciel embarqué, travaille aussi sur des projets transverses où l’expérience de ses ingénieurs reste prépondérante. Tout récemment, Jérôme Néanne, ingénieur Linux Embedded chez Baylibre, s’est associé au fabricant de microprocesseurs NXP, pour travailler sur les améliorations à apporter pour optimiser la dépense d’énergie sur les différentes plateformes NXP.
Une gestion efficace de l’alimentation est une priorité absolue pour les périphériques Linux embarqués. Pour de nombreuses plateformes Linux embarquées, la liste des options d’alimentation prises en charge est décrite dans la section « OPerating Points » (OPP, Points de performance d’exploitation en Français). La création de ces OPP nécessite un processus laborieux de test du matériel appelé caractérisation. C’est généralement une tâche extrêmement manuelle, et il n’est pas inhabituel que cela prenne une journée complète pour tester un seul OPP.

Qu’avez-vous réalisé avec NXP ?

Nous nous sommes associés pour aider à identifier et à caractériser les nouveaux OPP pour l’un de leurs processeurs, qui réduiraient la consommation d’énergie pour des cas d’utilisation spécifiques. Nous souhaitions utiliser notre expertise en matière de micro-électronique et d’automatisation des tests de logiciels pour créer une meilleure solution. Ce que nous avons construit est un dispositif permettant non seulement de surveiller mais également contrôler et réguler précisément la température de fonctionnement du processeur durant l’exécution des tests.

L’objectif : industrialiser ce système ?

Au total, ce projet a duré trois mois et sa construction a coûté environ dix fois moins cher que celle de produits standards. Et si les énormes économies réalisées ne sont pas suffisantes, l’automatisation intégrée du TPMP rend son utilisation beaucoup plus simple et autonome, libérant ainsi les ingénieurs pour d’autres tâches. Étant donné le succès de ce programme, notre prochaine étape consiste à étendre son utilisation à un plus grand nombre de cartes dans le cadre de nos tests automatisés du noyau Linux. Ce type de matériel pourrait être utilisé de manière plus régulière, dans le cadre d’un CI (Continuous Integration*), comme KernelCI. : c’est relativement léger, et peu encombrant.

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