COIFFURE-la passion partagée

Inantipolis 9

Juin / Juillet 2019

INvesties

24 juin 2019

Mickael Lardet

La coiffure et Dominique Peron, c’est une histoire d’amour. Dans son salon de Mandelieu-La Napoule, mais aussi partout dans le monde où elle a voyagé, aux Etats-Unis, à Dubaï ou en Russie, comme auprès de l’équipe de France qu’elle a entrainée, Dominique n’arrête pas un instant de mettre la vie en beauté.

Née en Normandie, Dominique vit à Paris quelques années avant de s’installer sur la côte d’Azur il y a près de 30 ans. « Mes grands-parents habitaient Cannes où je passais mes vacances. Un jour, je ne suis pas remontée… ! ». Coloriste de formation, elle a notamment beaucoup appris, en laboratoire chez L’Oréal. Coiffeuse expérimentée, la jeune femme se lance vite dans la compétition où elle gagne de nombreux prix internationaux, en individuel comme par équipe. Très compétitive, elle déteste perdre alors, pendant 15 ans, elle… gagne des concours !

Mais c’est une passion dévorante. « C’est peut-être en partie pour cela que j’ai divorcé… » commente-t-elle. Aujourd’hui, l’homme qui partage sa vie est également coiffeur et qui plus est, Meilleur Ouvrier de France ! « Cela facilite beaucoup les choses ! » sourit Dominique. La transmission du métier a été son quotidien de professeur pendant quelque temps, avant qu’elle n’ouvre son salon, il y a aujourd’hui 11 ans. Mais sa pédagogie n’aura jamais été mieux dispensée que lorsqu’elle a entrainé l’équipe de France de coiffure pendant 8 ans.

De ces 15 ans dévolus à la compétition, Dominique garde le souvenir du partage, de belles rencontres, d’expériences et d’échanges exceptionnels. A l’étranger, la « French Touch » de la coiffure est unanimement reconnue et admirée. « Même si les russes, les allemands et les italiens commencent à faire de belles choses » analyse Dominique. En passionnée, elle n’a de cesse de créer : « En ce moment j’ai une idée autour des chapeaux de cheveux, dès que j’ai un peu de temps, il faut que je m’y mette ! ». Si son art est chronophage, Dominique déplore justement un certain désamour pour la créativité dans la profession, au profit du seul business. « Nous sommes artisans, et artistes, avant d’être commerçants ».

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